La Revue Item :« La messe française » est-ce « la forme ordinaire » du rite romain? Le cardinal Sarah et la messe tridentine De l’avenir prochain de la messe tridentine, latine,grégorienne. Roberto de Mattei et le coronavirus Mgr Vigano et le coronavirus

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« La messe française » est-ce « la forme ordinaire » du rite romain?Posted: 02 May 2020 02:31 AM PDT« La messe française » par Jean Madiran dans Présentpublié dans nouvelles de chrétienté le 19 novembre 2012 (ITEM)(éditer)Jean Madiran, dans deux articles de Présent du mardi 13 novembre 2012 et du vendredi 16 novembre, revient sur le problème de la Messe et se pose la question: « La question posée est de savoir dans quelle mesure on peut « reconnaître » la messe française comme une digne et sainte version de la forme ordinaire du rite romain ». Il répond:  « Il nous paraît évident que la réponse est non ».Suivez son argumentationLa messe françaiseAu début de ce mois de novembre, un message adressé à tous les fidèles de la messe traditionnelle comportait l’invitation à « reconnaître pleinement la valeur et la sainteté de la forme ordinaire du rite romain », c’est-à-dire de la messe de Paul VI.• Parmi les fidèles de la messe traditionnelle il existe plusieurs attitudes à l’égard de ce qui est appelé depuis 2007 « la forme ordinaire du rite romain ». On peut constater que la « reconnaissance » de cette messe est très diversement assurée, ou bien hésitante et sous condition. Et cette diversité de points de vue s’accroît fortement si l’on considère le cas très particulier de la messe française selon le « Missel des dimanches » publié chaque année depuis quarante-trois ans sous la caution explicite de l’épiscopat.• Il a existé une première contestation que l’on ne peut raisonnablement oublier tout à fait : la messe de Paul VI fut utilisée comme une « arme par destination » pour imposer la disparition de la messe traditionnelle. Tel fut le grief le plus radical, énoncé dès le mois de décembre 1969. Il a commencé à être écarté sous Jean-Paul II ; il a été pleinement entendu, en théorie, par Benoît XVI avec son motu proprio du 07.07.07 ; au fur et à mesure de l’application effective du motu proprio dans les paroisses, ce grief devient sans objet.• Comme le précisait le Bref examen critique adressé en octobre 1969 à Paul VI par le cardinal Ottaviani, la validité de cette messe nouvelle n’était pas mise en cause (sous la réserve, qui va de soi, que le célébrant ait l’intention de faire ce que veut faire l’Eglise), mais il était signalé qu’un risque d’invalidité pourrait apparaître à la suite d’une évolution ultérieure.On remarquera à ce sujet que l’intention du célébrant avait été rendue fâcheusement douteuse : dans la première version (promulguée) du nouveau missel, l’article 7 de la « présentation » (Institutio generalis) était très clairement inacceptable. Une intense protestation entraîna la correction de cet article dès le début de l’année 1970. La référence chronologique officielle de la messe nouvelle fut désormais « 1970 », alors que sa première promulgation par la Constitution apostolique Missale romanum de Paul VI est du 3 avril 1969.• Du Bref examen critique, l’opinion publique retint surtout une phrase du cardinal Ottaviani :« Le nouvel Ordo Missae s’éloigne d’une manière impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte messe telle qu’elle a été formulée à la XXIIe session du concile de Trente. »Il s’ensuivit des controverses liturgiques et théologiques qui, en général, ne s’arrêtent pas aux particularités de la messe nouvelle en langue française. C’est très précisément, et uniquement, sur ce cas particulier trop négligé que nous voulons revenir en ce début de l’Année de la Foi.• La messe française est antérieure au texte promulgué en 1970 du rite de Paul VI. Elle fut rendue obligatoire par l’ordonnance épiscopale du 12 novembre 1969. Quelques jours auparavant, le 1er novembre, avait été donné l’imprimatur épiscopal au Missel des dimanches désormais annuel. En sa page 332 on pouvait lire, à titre de « rappel de foi indispensable », l’affirmation qu’à la messe « il s’agit simplement de faire mémoire de l’unique sacrifice déjà accompli ». Ses quarante-deux éditions successives n’ont pas cessé de multiplier des malfaçons peut-être involontaires mais certainement insupportables.La question posée est de savoir dans quelle mesure on peut « reconnaître » la messe française comme une digne et sainte version de la forme ordinaire du rite romain. A suivre.JEAN MADIRANArticle extrait du n° 7727
du Mardi 13 novembre 2012La messe française (II)L’invitation à « reconnaître pleinement la valeur et la sainteté de la forme ordinaire du rite romain », adressée aux fidèles de la messe traditionnelle, tombe en France dans la situation particulière créée par l’existence, depuis novembre 1969, d’une messe française avec son annuel missel des dimanches.Chaque année depuis 1970 a vu arriver dans un nouveau Missel des dimanches des adjonctions et suppressions nouvelles pour accompagner ou même précéder l’évolution liturgique post-conciliaire. Dix-sept ans après la clôture de Vatican II, un sommet insurpassable était atteint : la programmation pour le 14 mars 1983 d’une mémoire de Karl Marx le jour anniversaire de sa mort, comme pour les saints canonisés, avec une belle hagiographie de cet « économiste et philosophe allemand ». Il n’y a eu pour cet exploit ni réprobation explicite, ni tollé, ni repentance.Il faudrait un livre entier pour une recension complète des graves inconvenances du missel de la messe française. Plusieurs ont été relevées sur le moment par la revue Itinéraires et plus récemment par le quotidien Présent. On a vu que le missel français pour l’année 2013 n’est guère moins inconvenant que les précédents. S’il ne porte pas forcément atteinte à la validité de la messe française, sa triste infériorité liturgique par rapport à la messe traditionnelle n’en reste pas moins évidente. L’idée selon laquelle elle pourrait se compléter, s’enrichir et au besoin se corriger au contact et à l’imitation de la « forme extraordinaire du rite romain » est restée jusqu’ici inopérante.On mesure cette pénible attitude de la messe française par les trois critères les plus visibles pour tous : l’agenouillement, la communion, le prêtre.L’agenouillement : la plupart des fidèles assistant tous les dimanches à la messe française n’ont, s’ils ont moins de quarante ans, jamais vu un agenouillement dans une église. D’ailleurs les églises paroissiales ont souvent supprimé les prie-Dieu et rapproché les travées de manière telle que s’agenouiller serait acrobatique. Au demeurant personne ne s’agenouille durant la messe française, pas même pendant la consécration ni pour communier.La communion debout et dans la main est générale. Le missel de la messe française précise que ce sont des fidèles qui, non pas exceptionnellement mais normalement, apportent la communion aux autres fidèles. On tolère gentiment que de très rares personnes, visiblement mal averties de ce qui se fait, gardent les mains jointes et ouvrent la bouche pour recevoir l’hostie. La plupart des moins de quarante ans n’ont, à la messe française, jamais vu autre chose dans une église.Le prêtre : il ne tourne plus le dos au peuple, comme autrefois. C’est un progrès que nous devons au Concile, croient et assurent les plus de quarante ans qui s’y déclarent absolument attachés. Le pape Benoît XVI en personne a pu rappeler avec insistance que le célébrant tourné vers Dieu, la communion reçue sur la langue et l’agenouillement sont la bonne attitude liturgique et qu’il convient de les rétablir ; la messe française persiste résolument dans sa résistance implacable.Telle est la situation de ce qui se présente le plus souvent en France comme représentant la « forme ordinaire du rite romain ». Et il est vrai que quarante-trois années de pratique continue offrent l’apparente justification d’une coutume légitimement établie. L’interdire formellement risquerait de provoquer une nouvelle rupture, et l’on peut comprendre l’importance prudentielle d’éviter le renouvellement d’une telle brutalité : d’où la tolérance actuelle.On peut aussi ne manifester aucun enthousiasme soit pour la généralisation soit pour la prolongation d’une telle tolérance. Mais la question que nous tenons à poser n’est pas exactement celle-là. En situation, nous formulons plutôt une sorte de question préalable, mais de plus en plus urgente : la messe française, telle qu’elle est en fait dans la réalité, et en droit dans son missel des dimanches, peut-elle porter sans abus la qualification de « forme ordinaire du rite romain » ? Il nous paraît évident que la réponse est non.JEAN MADIRANArticle extrait du n° 7730
du Vendredi 16 novembre 2012LA MESSE TRADITIONNELLE : « EXTRAORDINAIRE » DE FORME MAIS ORDINAIRE DE DROITLe rite tridentin de la messe réapparaît à Mouais – Châteaubriant« La messe française » par Jean Madiran dans Présent
Le cardinal Sarah et la messe tridentinePosted: 02 May 2020 02:11 AM PDT Cardinal Sarah : « on ne vous confisquera pas l’ancien rite »02 OCTOBRE, 2017PROVENANCE: FSSPX.NEWSCardinal Robert Sarah.Le cardinal Robert Sarah est préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements. Il est intervenu le 14 septembre 2017 dans le cadre du colloque romain qui s’est tenu à l’Angelicum, lors du dixième anniversaire du motu proprio Summorum Pontificum, par lequel Benoît XVI a libéralisé la célébration de la messe selon les livres liturgiques de 1962.Dans une allocution datée du 14 septembre dernier qui avait pour titre « Le silence et le primat de Dieu dans la sainte liturgie », le prélat guinéen a évoqué plusieurs thèmes qui lui sont chers, pointant tout d’abord du doigt le fait que certaines célébrations actuelles sont trop centrées sur l’homme « ce qui rabaisse l’essence de la liturgie à un niveau purement naturel ».Dans cette perspective, le cardinal Sarah a une fois de plus recommandé la célébration « ad orientem » qui, selon ses propres termes « parle de façon si éloquente du primat du Dieu tout-puissant et qui ne doit pas être strictement réservée à l’usus antiquior », entendez le rite traditionnel de la messe. Autrement dit, le prélat recommande que le prêtre se tourne à nouveau vers Dieu, dos au peuple, plutôt que l’inverse.La question du silence dans la liturgie a été aussi largement évoquée par le préfet de la Congrégation du culte divin : « le bruit dans la liturgie tue la prière, aussi l’importance du silence dans le cadre de la célébration ne saurait être sous-estimée », a-t-il affirmé.Le cardinal a profité aussi de son intervention au colloque romain pour adresser un vibrant appel aux évêques : « je voudrais dire à mes frères évêques : ces communautés (attachées au rite traditionnel) et ces fidèles ont un grand besoin de votre sollicitude pastorale ; ne laissons pas de côté – pour des raisons d’ordre personnel ou par incompréhension – ces fidèles attachés à l’antique tradition liturgique », a-t-il lancé, avant de préciser que la messe traditionnelle « devrait être considérée comme faisant normalement partie de la vie de l’Eglise au XXIe siècle ».Une fois de plus, le cardinal Sarah a abordé la problématique de la « réforme de la réforme » : « il doit y avoir un enrichissement naturel des deux formes (…). On appelle parfois cela la ‘réforme de la réforme’, bien que cela fasse peur à certains »… Le prélat s’est défendu de vouloir imposer à l’avenir « un rite hybride qui consisterait dans un compromis laissant tout le monde mécontent, et qui abolirait le rite traditionnel ».Enfin, le cardinal Sarah n’a pas manqué d’adresser une recommandation paternelle aux fidèles attachés à l’ancien rite : « ne vous laissez pas affubler du terme de ‘traditionalistes’ ; vous n’êtes pas une pièce de musée remisée au rayon des curiosités ; vous n’êtes pas traditionalistes, vous êtes des catholiques du rite romain comme moi, comme le pape. Vous n’êtes pas des catholiques de seconde classe en raison de votre pratique qui a été celle d’un nombre incalculable de saints (…). Personne ne vous confisquera l’usage de l’ancien rite ».Relevons que cette allocution intervient dans un contexte particulier, où la presse religieuse s’est faite l’écho de tensions récurrentes entre le Saint-Père et le préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements : il y a un an la salle de presse du Saint-Siège avait ainsi démenti les propos du cardinal Sarah selon lesquels le pape François inscrivait son action dans la problématique de la « réforme de la réforme » et « recalait » le préfet sur son souhait de voir les prêtres célébrer la messe « versus orientem » au premier dimanche de l’Avent.En août dernier, c’est François lui-même qui déclarait la réforme liturgique « irréversible ». FSSPX.Actualités a rappelé les raisons de l’attachement irréversible à la messe traditionnelle.En définitive, les propos du cardinal Sarah et le contexte ecclésial dans lequel ils s’inscrivent éclairent de façon inattendue et particulière la ligne de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X résumée par son Supérieur général, Mgr Bernard Fellay sur TV.Libertés le 29 janvier 2017 : « la condition sine qua non (d’une normalisation des relations avec le Saint-Siège, ndlr) c’est le fait que nous puissions rester tels que nous sommes. Cela veut dire : garder tous les principes qui nous ont maintenus en vie, maintenus comme catholiques. » Autrement dit, s’il y a bien une priorité qui demeure inchangée pour la Fraternité, c’est celle de conserver l’identité spirituelle, théologique, disciplinaire et pastorale inscrite par Mgr Lefebvre au cœur de l’œuvre d’Eglise qu’il a fondée, il y a bientôt un demi-siècle.(Sources : NewLiturgicalMovement/LifeSiteNews/TV.Libertés/Radio Vatican – FSSPX.Actualités –Le cardinal Sarah et l’offertoire de la messeLa salle de Presse du Vatican contredit le cardinal Sarah sur la célébration de la « messe ad orientem »Le cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminste, s’oppose au cardinal Sarah
De l’avenir prochain de la messe tridentine, latine,grégorienne.Posted: 02 May 2020 01:45 AM PDTVoilà un article très important. j’en félicite l’auteur de la FSSPX. Il n’ose pas cependant conclure!  Quant à moi, ce nouveau questionnaire du Vatican est le prélude d’une prochaine interdiction -universelle- et -écclésiale- du rite de la « messe de toujours.(Mgr Lefebvre) On va revenir à la politique voulue par Paul VI et exprimé dans la Consitoire de 1976: exlusivité au rite de Paul VI. Le combat pour la messe tridentine n’est pas fini. il va rebondir. Le cardinal Sarah aura-t-il la force de le sauver comme Mgr Lefebvre  le fit en son temps? PA—————————-Le Vatican interroge les évêques du monde sur la place du rite « extraordinaire »01 MAI, 2020PROVENANCE: FSSPX.NEWSLe 7 mars 2020, le cardinal Luis Ladaria Ferrer, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a adressé à toutes les conférences épiscopales un questionnaire que chaque évêque doit remplir et retourner avant le 31 juillet 2020. Le document porte sur l’application du motu proprio de Benoît XVI du 7 juillet 2007 organisant la célébration de la messe traditionnelle sous le nom de « rite extraordinaire ».Les neufs questions posées aux évêques catholique du monde entier sont les suivantes :1) Quelle est la situation dans votre diocèse au sujet du rite romain extraordinaire ?2) Lorsque le rite extraordinaire est pratiqué, est-ce que cela répond à un vrai besoin pastoral ou est-ce le fait d’un seul prêtre ?3) Selon vous, quels sont les aspects positifs ou négatifs dans l’utilisation du rite romain extraordinaire ?4) Est-ce que les normes et les conditions établies par le motu proprio Summorum Pontificum sont respectées ?5) Est-il arrivé que, dans votre diocèse, le rite ordinaire a adopté des éléments du rite extraordinaire ?6) Pour la célébration de la messe, utilisez-vous le missel promulgué par le pape Jean XXIII en 1962 ?7) A côté de la célébration de la messe selon le rite extraordinaire, y a-t-il d’autres cérémonies (baptême, confirmation, mariage, pénitence, sacrement des malades, ordination, office divin, triduum pascal, obsèques) qui suivent les livres liturgiques d’avant Vatican II ?8) Est-ce que Summorum Pontificum a une influence sur la vie des séminaires (ceux du diocèse) et autres maisons de formation ?9) Treize ans après le motu proprio Summorum Pontificum, quelle est votre opinion sur le rite romain extraordinaire ?Visiblement le Vatican entend dresser un bilan treize ans après la promulgation du Motu proprio de Benoît XVI. Ce dernier permettait à tout prêtre catholique de rite latin de célébrer la messe d’avant le concile Vatican II et sa réforme liturgique catastrophique. Le pape Ratzinger précisait que l’édition typique du Missel de 1962 n’avait jamais été abrogée, ce qui revenait à reconnaître que la messe tridentine avait été injustement interdite ou empêchée sous Paul VI.Des inquiétudes et des questionsLe questionnaire envoyé par la Congrégation pour la doctrine de la foi semble réduire l’évaluation d’un rite immémorial de l’Eglise à l’aune de son utilité à satisfaire un « vrai besoin pastoral ». Nous retrouvons ici une constante du Mouvement liturgique dévoyé, où l’aspect pastoral est devenu principal dans la liturgie – cf. nos articles.Le Vatican veut savoir quel évêque célèbre selon le missel de 1962, si la nouvelle messe a adopté des éléments de la messe de toujours, si celle-ci exerce un pouvoir d’attraction sur les séminaristes et les maisons de formation, si les livres liturgiques de 1962 – bréviaire et rituels de tous les sacrements – sont utilisés. Est-ce pour s’en réjouir, soutenir un mouvement de retour au sens du sacré, rectifier les erreurs et les déviations liturgiques post-conciliaires ? Ou est-ce pour s’en inquiéter, et continuer à tenir sous le boisseau toute tentative de corriger un nouveau rite incapable, vu son indigence, de satisfaire l’aspiration des âmes à rendre à Dieu un culte vraiment catholique ?Benoît XVI avait l’honnêteté de reconnaître que la réforme liturgique avait laissé un champ de ruines. Il n’hésitait pas à parler de démolition de la liturgie. Pourtant, il croyait possible de réformer une réforme ratée. Treize ans plus tard, ce souci n’est plus guère d’actualité au Vatican, et les partisans de la révolution liturgique entendent bien la maintenir.Comme le combat de la foi, le combat pour la messe n’est pas terminé. Il suffit de rappeler le nombre d’embûches qu’a connu la mise en œuvre de Summorum pontificum et la mauvaise volonté qu’ont rencontrée tous ceux qui ont voulu étendre et diffuser la sainte messe dans son rite sacro-saint. Les Franciscains de l’Immaculée, pour avoir voulu privilégier la messe tridentine dans leurs maisons, ont été sévèrement sanctionnés et même persécutés. Du côté des évêques, combien ont vraiment manifesté la sollicitude pastorale qu’il leur était demandé d’avoir à l’endroit des prêtres et des fidèles désireux de découvrir ou de retrouver une vraie liturgie catholique ? Et combien ont pris la peine d’en mesurer l’importance pour rendre à Dieu le culte qui lui est dû en esprit et en vérité ? Ce seraient d’autres questions à poser, et une autre enquête à mener, celle de l’histoire des obstacles et des embûches que les évêques ou les conférences épiscopales ont tendus pour s’opposer à tout “retour en arrière”. On ne lâche pas les acquis de la révolution si facilement.Enfin, reste la question de savoir ce qu’il adviendra de cette enquête après le 31 juillet 2020. Le dispositif mis en place par Benoît XVI sera-t-il remis en cause, reconduit, voire élargi et généralisé – il est permis de rêver ! L’avenir le dira.(Sources : vatican.va/thecatholictelegraph – FSSPX.Actualités – 01/05/2020)La messe « tridentine » au congrès eucharistique italienUn archevêque anglais de la Curie défend la messe traditionnelle et la langue latineMgr Laise et la messe tridentine
Roberto de Mattei et le coronavirusPosted: 01 May 2020 09:54 AM PDTLe mystère du CoronavirusRoberto de Mattei passe au crible de la critique raisonnable tous les scénarios humains possibles (y compris ceux qualifiés de « complotistes »), sans écarter aucune piste mais sans en privilégier aucune: « Un halo de mystère continue d’envelopper le Coronavirus. Il y a beaucoup d’hypothèses et peu de certitudes sur la nature de ce virus. Les hypothèses concernent tout d’abord l’origine de la maladie… ».Le mystérieux labo de WuhanLe mystère du Coronavirus: hypothèses et certitudesRoberto de Mattei
(Corrispondenza Romana)
29 avril 2020
Ma traductionUn halo de mystère continue d’envelopper le Coronavirus, ou Covid-19, la maladie infectieuse qui, en peu de mois, s’est répandue dans le monde entier, revêtant les caractéristiques d’une véritable pandémie. Il y a beaucoup d’hypothèses et peu de certitudes sur la nature de ce virus.Les hypothèses concernent tout d’abord l’origine de la maladie. Le virus est-il né de la nature, comme le prétendent la plupart des virologues, ou a-t-il été construit en laboratoire, comme d’autres le croient? Et dans ce dernier cas, a-t-il été fabriqué à des fins thérapeutiques ou à des fins de guerre bactériologique? Et dans quel laboratoire aurait-il été fabriqué, chinois ou occidental? La fuite de ce laboratoire aurait-elle été accidentelle ou délibérée? Il est clair que l’hypothèse de la fuite volontaire alimenterait la possibilité d’une « conspiration » de forces secrètes, comme il y en a eu beaucoup dans l’histoire. Si, en revanche, le virus était né de la nature, ou était sorti d’un laboratoire par accident, il faut considérer que ces mêmes forces ont été prises de court par l’événement. Une des hypothèses les plus probables semble être celle exposée par Steve Mosher, selon laquelle le virus, fabriqué en Chine, serait sorti, par accident, d’un laboratoire de Wuhan (LifeSiteNews, 22 avril 2020). C’est justement une hypothèse, mais les responsabilités de la Chine communiste, que Mosher souligne bien, sont une certitude.Le Parti communiste chinois a en fait gardé le silence sur la propagation du virus et a manipulé les chiffres des infections et des décès. Ce n’est pas sans raison que Chen Guangcheng, le militant aveugle accueilli comme réfugié aux États-Unis, après avoir été emprisonné en Chine pour ses rapports sur les avortements et les stérilisations forcées dans le Shandong, a déclaré que « le Parti communiste chinois (PCC) est le plus grand et le plus dangereux virus du monde » (AsiaNews, 27 avril 2020).Même un observateur très prudent comme Paolo Mieli, dans le Corriere della Sera du 27 avril, note comment les autorités chinoises « adaptent » avec désinvolture le chiffre des contaminés dans leur pays au fil du temps. « Comment est-il possible – écrit Mieli – qu’un pays, pris au sérieux par l’Organisation mondiale de la santé, qui par la voix de son directeur général en a loué la ‘rigueur’, puisse faire valser les chiffres de cette façon? Plus le temps passe, plus croît le nombre de ceux qui, à propos des origines du virus, répètent le doute que quelque chose de suspect s’est produit dans les laboratoires de Wuhan« .Sur la nature de Covid-19 aussi, il n’y a que des hypothèses et non des certitudes. Non seulement on ne sait pas encore comment guérir le virus, mais on ne sait pas non plus si toutes les personnes qui se remettent de l’infection acquièrent une immunité, et combien de temps cette immunité peut durer. Les immunologistes disent que nous avons affaire à un virus « anormal » qui se comporte différemment de ceux de la même famille (Corriere della Sera, 25 avril); tout le monde annonce une deuxième vague de la pandémie à l’automne, mais personne n’est en mesure d’en prédire les caractéristiques. Dans le doute, la tendance des gouvernements est de prolonger les mesures de confinement. Certains disent qu’il y a une disproportion entre le nombre de victimes du coronavirus et les mesures de « distanciation sociale » prises dans le monde. Mais à cette objection, on pourrait répondre que si le nombre de victimes est faible, c’est précisément à cause des mesures de confinement prises par les différents gouvernements.Selon une étude de la Deutsche Bank citée le 26 avril par AGI, la pandémie de Covid-19 est à la dernière place dans l’histoire pour le taux de mortalité. Cependant, selon la recherche, sans les mesures de confinement qui ont fait descendre le taux de mortalité à 0,002%, le taux de mortalité aurait été de 0,23%, enregistrant 17,6 millions de victimes sur l’ensemble de la planète. On peut en dire autant du taux de contagion. L’hypothèse semble confirmée par le fait qu’en Allemagne, après le relâchement du confinement, le taux de contagion est passé rapidement de 0,7% à 1%, comme l’a constaté l’Institut Robert Koch pour les maladies infectieuses (La Repubblica, 28 avril).Il y en a qui sont convaincus que le confinement est un plan des pouvoirs forts pour exercer un contrôle social sur l’humanité. Parmi eux, on trouve le philosophe post-moderne Giorgio Agamben [cf. dans Benoît & moi: Une question], très apprécié de l’ultra-gauche, qui sur son blog s’est demandé dès le 26 février, si la « distanciation sociale » sera le nouveau principe d’organisation de la société. « Ceci est d’autant plus urgent qu’il ne s’agit pas seulement d’une hypothèse purement théorique, s’il est vrai, comme beaucoup commencent à le dire, que l’urgence sanitaire actuelle peut être considérée comme le laboratoire dans lequel se préparent les nouveaux arrangements politiques et sociaux qui attendent l’humanité » (Quodlibet, 6 avril 2020).Mais quelle pourrait être l’alternative à la « quarantaine » pour contenir l’épidémie? Il y en a qui opposent les modèles européens de gestion de l’urgence sanitaire à ceux d’Israël, et surtout de Taïwan où, malgré sa proximité géographique avec la Chine, le nombre de victimes et la contagion sont très faibles. Cependant, si le danger que nous courons est celui de la « dictature numérique », la méthode de Taïwan, basée sur le système de traçage des des infectés (contac tracing), semble encore plus dangereuse que le confinement européen. Taiwan maintient ses citoyens sous une surveillance stricte par l’utilisation des nouvelles technologies, sans aucune considération pour la vie privée des individus. Il en va de même en Israël, où le système de traçage des contacts a été appliqué impitoyablement, jusqu’à provoquer une intervention de la Cour Suprême.Pour d’autres, le vrai problème n’est pas le contrôle social, mais la catastrophe économique. Quelles seront les conséquences économiques et sociales de la pandémie? Un appauvrissement général de l’Occident, pour favoriser le contrôle social par les « pouvoirs forts », ou un effondrement du système économico-financier sur lequel repose l’Occident? Dans ce dernier cas, cependant, la manipulation sociale échapperait aux mêmes pouvoirs forts qui l’ont planifiée. On reste au niveau des hypothèses. Ainsi, le sociologue slovène Slavoj Žižek dans son livre électronique Virus. Catastrofe e solidarietà (Ponte alle Grazie, 2020), affirme que nous sommes piégés dans une triple crise: sanitaire (l’épidémie), économique (un coup très dur quel que soit l’issue de l’épidémie) et psychologique (liée à la santé mentale des individus).L’aspect de guerre psychologique, même dans ses dimensions préternaturelles, a été bien mis en évidence par l’Institut Plinio Corrêa de Oliveira dans un document daté du 27 avril intitulé A maior operação de engenharia social e de baldeação ideológica da História. L’existence d’une grande manœuvre planétaire laisse cependant ouvertes les hypothèses de fond. Sommes-nous face à un plan orchestré par des forces secrètes? Le fait qu’elles aient anticipé une stratégie pour une catastrophe sanitaire prévisible depuis de nombreuses années tout comme une catastrophe économique l’est aujourd’hui, ne signifie pas que ces forces ont déclenché le processus ou qu’elles sont capables de contrôler totalement l’événement.Face à ces hypothèses, sur lesquelles il est opportun de discuter, les certitudes demeurent. La première est que le scénario mondial a objectivement changé depuis le Coronavirus. Pour le meilleur ou pour le pire? Nous entrons ici une fois de plus dans le domaine des hypothèses prédictives. Žižek dit que pour la révolution communiste, dont il est lui-même adepte, en ce moment, « tout est possible, dans n’importe quelle direction, du meilleur au pire ». C’est vrai pour la Révolution, mais aussi pour la Contre-Révolution qui s’y oppose. Certes, il existe des manœuvres révolutionnaires amples et complexes pour exploiter la situation, et c’est une autre certitude. Mais affirmer que ces manœuvres réussissent est une hypothèse. Il y a par contre une autre certitude: le fait que face à la pandémie, les hommes qui gouvernent l’Eglise se sont montrés absents, voire complices de stratégies anti-chrétiennes.Que devrait faire l’Église, et que devraient faire tous les catholiques, face à une pandémie comme celle qui nous attaque? Il faudrait rappeler que tous les maux de l’humanité ont leur origine dans le péché, que le péché public est plus grave que le péché individuel, et que Dieu punit les péchés sociaux par les fléaux de la maladie, de la guerre, de la faim et des catastrophes naturelles. Si le monde ne se repent pas, et surtout si les hommes d’Eglise gardent le silence, les châtiments qui sont d’abord infligés de manière douce sont destinés à devenir de plus en plus sévères, voire à anéantir des nations entières. C’est l’essence du message de Fatima, mais il se termine par la certitude consolante du triomphe du Cœur Immaculé de Marie.Mots Clés : Coronavirus,De Mattei(Source Benoît-et-MoRoberto De Mattei à Versailles« Correspondance européenne » de Roberto de MatteiLe Synode; commentaire de Roberto de mattei
Mgr Vigano et le coronavirusPosted: 01 May 2020 06:06 AM PDTEglises confinées : Mgr Viganò appelle à mettre fin au délire de toute-puissance de l’autorité civileDans un nouvel entretien revigorant avec le vaticaniste Marco Tosatti (publié en italien hier sur son blog Stilum curiae), Mgr Carlo Maria Viganò exprime une sainte colère face à la servilité de la Conférence des évêques d’Italie vis-à-vis des exigences du pouvoir qui interdit toujours les messes publiques dans le pays. 
Il donne également des raisons possibles de la soumission de l’Eglise en Italie, et rappelle que les évêques ne sont pas les pions des conférences épiscopales, mais pasteurs et responsables dans leurs diocèses, notamment lorsqu’il s’agit de faire respecter les droits des fidèles à qui l’Eglise doit pouvoir donner les moyens du salut par les sacrements.
Il va plus loin, accusant les autorités de se servir abusivement de l’épidémie du coronavirus, en recourant à la tromperie à des fins dictatoriales.
Mgr Viganò déclare notamment : « Croyez-vous que, lorsqu’au Mexique ou en Espagne on a fermé les églises, interdit les processions, interdit l’usage de l’habit religieux en public, les choses ont commencé autrement ? Ne permettez pas que la liberté de l’Église soit entravée sous prétexte d’une supposée épidémie ! »
Je vous propose ci-dessous ma traduction intégrale (et non officielle) cet entretien, à l’heure où plusieurs évêques de France n’ont pas hésité à dire, d’une autre façon, mais également avec vigueur, leur colère devant la fermeture des messes aux fidèles. – J.S.
*Marco Tosatti : Excellence, le dernier décret du Président Giuseppe Conte a déçu les espoirs de la Conférence des évêques d’Italie (CEI) et a prorogé le confinement des messes dans l’ensemble de l’Italie. Certains canonistes et des experts en droit concordataire ont émis de nombreuses réserves à propos du comportement du gouvernement. Qu’en pensez-vous ?Mgr Carlo Maria Viganò : Le Concordat entre le Saint-Siège et l’État italien reconnaît à l’Église comme relevant de son droit « natif », la pleine liberté et autonomie dans le développement de son propre ministère, qui voit dans la célébration de la sainte messe et dans l’administration des sacrements l’expression sociale et publique qui lui est propre, dans laquelle aucune autorité ne peut interférer, fût-ce avec le consentement de l’Autorité ecclésiastique elle-même, qui n’est pas propriétaire mais administratrice de la grâce véhiculée par les sacrements.La juridiction sur les lieux de culte appartient donc pleinement et exclusivement à l’Ordinaire du lieu, qui décide en toute autonomie, pour le bien des âmes confiées à ses soins pasteur, des offices qui y seront célébrés et par qui. Il n’appartient pas au Premier ministre d’autoriser l’accès aux églises, et encore moins de légiférer sur ce que les fidèles ou le ministre du culte peuvent ou ne peuvent pas faire.En outre, les déclarations sont nombreuses qui, faisant autorité et émanant d’éminents juristes et magistrats – mais aussi de la Cour suprême – soulèvent des doutes quant à la légitimité de légiférer par le biais de décrets du président du Conseil, en violation des droits supérieurs dont la prévalence est garantie par la Constitution de la République italienne. Sans même parler de la religion catholique, qui bénéficie d’une protection particulière en vertu de son statut spécial, la suspension du droit à la liberté de culte qu’impliquent les décrets du Premier ministre est clairement illégitime, et j’espère qu’il se trouvera quelqu’un pour bien vouloir le déclarer officiellement, mettant ainsi fin à ce délire inconvenant de toute-puissance de l’autorité civile non seulement devant Dieu et son Église, mais aussi devant les fidèles et les citoyens.De nombreux fidèles et de prêtres se sont sentis abandonnés et bien peu protégés par la conférence épiscopale et les évêques.Il faut préciser, pour éviter tout malentendu, que la Conférence des évêques n’a aucune autorité sur les évêques, qui ont pleine juridiction dans leur propre diocèse, en union avec le Siège Apostolique. Et cela est d’autant plus important que nous avons compris à quel point la CEI est trop conciliante, voire inféodée vis à vis du gouvernement italien.Les évêques ne doivent pas attendre qu’un organisme sans juridiction leur dise quoi faire : c’est à eux qu’il appartient de décider comment se comporter, avec prudence et sagesse, afin de garantir aux fidèles les sacrements et la célébration des messes. Et ils peuvent le faire sans avoir à demander l’autorisation de la CEI et encore moins de l’État, dont l’autorité va jusqu’à la porte de nos églises, mais qui doit s’arrêter là.Il est inouï que la Conférence épiscopale italienne continue de tolérer de tels abus, qui portent atteinte au droit divin de l’Église, violent une loi de l’État et créent un précédent très grave. Je crois aussi que le communiqué publié dimanche dernier représente la preuve du consentement du sommet de l’épiscopat, non seulement aux moyens mais aussi aux fins que ce gouvernement propose.Le silence servile de la CEI et de la quasi totalité des Ordinaires, témoigne d’une situation de subordination à l’État qui est sans précédent ; elle a été perçue à juste titre par les fidèles et les prêtres comme une sorte d’abandon à eux-mêmes : elle se manifeste de manière emblématique à travers les cas d’incursions scandaleuses des forces de l’ordre dans les églises, pendant la célébration de la messe pour couronner le tout, avec une arrogance sacrilège qui aurait dû provoquer une protestation immédiate et très ferme de la part de la Secrétairerie d’État. L’ambassadeur d’Italie près le Saint-Siège aurait dû être convoqué, pour lui présenter une vive note de protestation en raison la très grave violation du Concordat par le gouvernement, tout en se réservant de rappeler le Nonce apostolique en Italie, au cas où la mesure illégitime ne serait pas retirée.Le cardinal Parolin, en tant que « sponsor » du président Conté, se trouve dans l’embarras, et dans une situation de conflit d’intérêts. Il semble évident qu’au lieu de protéger la souveraineté et la liberté de l’Église, par fidélité à sa haute fonction institutionnelle de Secrétaire d’État, le cardinal Parolin a honteusement préféré se ranger du côté de son ami juriste. Même les intérêts de ce qu’on appelle le bénévolat catholique ne pouvaient justifier un tel choix.De quels intérêts parlez-vous ? Je veux parler de la scandaleuse répartition des fonds publics destinés à l’accueil des immigrés clandestins, dont le pape Bergoglio et la CEI sont les principaux bénéficiaires et, en même temps, de vigoureux promoteurs. Il y a encore un autre conflit d’intérêts, qui fait de l’Église l’obligée de l’État ; il ne rend pas totalement illégitime le soupçon que les multiples silences de la CEI, y compris ceux dont nous avons été témoins durant ces mois de la supposée pandémie, sont motivés par la crainte de voir partir en fumée les revenus lucratifs de l’« hospitalité ». N’oublions pas que les fonds provenant du « 8 pour mille » se réduisent de plus en plus, ce qui confirme l’éloignement des fidèles italiens par rapport à une Église qui semble n’avoir d’autre objectif que de favoriser la substitution ethnique fortement souhaitée par l’élite mondialiste. Je crains que cette tendance ne se confirme dans les prochains mois, en réponse au silence des évêques.Dans toute cette affaire, la position du pape François semble contradictoire : au départ, il a ordonné au cardinal-vicaire de fermer les églises de Rome avant que Conte ne publie le Décret ; puis il l’a mis dans l’embarras en le contredisant publiquement, et il les fait rouvrir. Il a encouragé les messes en ligne pour ensuite parler de gnose, incitant la CEI à prendre position contre le gouvernement ; mais pas plus tard qu’hier il a au contraire recommandé que les fidèles obéissent aux dispositions des décrets.Bergoglio n’est pas étranger à ce genre de changement subit. Comme chacun se le rappellera, avant que n’éclate le scandale au sein de l’Ordre de Malte sur la distribution de préservatifs dans les hôpitaux, François avait écrit une lettre au cardinal patron, le cardinal Raymond Burke, dans laquelle il lui donnait des instructions très claires sur son devoir de veiller sur l’Ordre afin que la morale catholique y soit scrupuleusement respectée. Mais lorsque la nouvelle est devenue publique, il n’a pas hésité à désavouer Son Eminence. Il plaça l’Ordre sous commissaire et exigea la démission du Grand Maître et la réintégration du Conseiller qui avait été expulsé précisément parce qu’il était responsable de cette déplorable violation de la morale.Dans le cas que vous avez rappelé, le cardinal-vicaire a cherché à défendre la justesse de son action, expliquant que l’ordre de fermer les églises avait été donné par Sa Sainteté. Dans l’affaire plus récente de la CEI, la déclaration publiée dimanche après-midi avait manifestement l’approbation de son président, le cardinal Bassetti, qui à son tour devait avoir consulté François. Il est déconcertant qu’en l’espace de quelques heures, la chaire de Sainte-Marthe désavoue la CEI en invitant les fidèles et les prêtres à obéir aux dispositions du gouvernement qui non seulement sont abusives, mais qui constituent une violation des consciences, au détriment du salut des âmes.Personne n’a l’intention d’exposer les fidèles à une éventuelle contagion, en admettant sans pour autant le reconnaître qu’il s’agisse là une éventualité justifiant une telle crainte, mais la taille de nos églises et, malheureusement, le nombre si exigu des fidèles qui les fréquentent habituellement, permettent de respecter des distances de sécurité tant pour la prière individuelle que pour la célébration du saint sacrifice ou d’autres cérémonies. Il est évident que les législateurs zélés ne vont plus à l’église depuis longtemps…N’oublions pas que les fidèles ont le droit, et pas seulement le devoir, d’assister à la messe, de se confesser, de recevoir les sacrements : c’est un droit qui leur vient du fait qu’ils sont des membres vivants du Corps mystique en vertu du baptême. Les pasteurs ont donc le devoir sacré – même au risque de leur santé et de leur vie même, si nécessaire – de respecter ce droit des fidèles, et pour cela ils doivent rendre compte à Dieu, et non au président de la conférence épiscopale italienne ni au président du Conseil.Ces derniers jours, S.E. Mons. Giovanni d’Ercole a lancé un sévère avertissement à Conte et au « comité scientifique » dans lequel il a intimé : « Vous devez nous donner le droit de pratiquer le culte, sinon nous le reprendrons. » Des paroles fortes et courageuses qui semblent suggérer un certain réveil des consciences chez les pasteurs.Monseigneur D’Ercole a parlé en vrai évêque, avec l’autorité qui vient du Christ. Comme lui, j’en suis sûr, il y a beaucoup d’autres pasteurs et prêtres qui se sentent responsables des âmes qui leur sont confiées. Mais ils sont si nombreux à rester silencieux, davantage pour ne pas provoquer un soulèvement des âmes que par peur. C’est précisément en ce temps de Pâques que la parabole évangélique du Bon Pasteur résonne dans la liturgie ; Jésus y évoque également les mercenaires qui ne se soucient pas du salut des brebis : ne rendons pas vain l’avertissement divin et l’exemple du Sauveur, qui donne sa vie pour les brebis !Je me permets de m’adresser à mes confrères de l’épiscopat : croyez-vous que, lorsqu’au Mexique ou en Espagne on a fermé les églises, interdit les processions, interdit l’usage de l’habit religieux en public, les choses ont commencé autrement ? Ne permettez pas que la liberté de l’Église soit entravée sous prétexte d’une supposée épidémie ! Ne le permettez ni de la part de l’État, ni de la part de la CEI ! Le Seigneur vous demandera de rendre compte des âmes qui sont mortes sans les sacrements, des pécheurs qui n’ont pas pu se réconcilier avec Lui, d’avoir interdit aux fidèles, pour la première fois dans l’histoire depuis l’édit de Constantin, de célébrer dignement la Sainte fête de Pâques. Vos prêtres ne sont pas des timorés mais des témoins héroïques, et ils souffrent par les ordres arbitraires que vous leur donnez. Vos fidèles vous implorent : ne restez pas sourds à leur cri !Voilà des paroles qui semblent inviter à la désobéissance vis-à-vis de l’autorité ecclésiastique, avant même la désobéissance aux autorités civiles.L’obéissance est ordonnée à la Vérité et au Bien, sans quoi c’est de la servilité. Nous sommes arrivés à un tel affadissement des consciences que nous ne réalisons plus ce que signifie « témoigner de la Vérité » : croyez-vous que Notre Seigneur nous jugera pour avoir été obéissants à César, alors que cela signifie désobéir à Dieu ? Le chrétien n’est-il pas tenu à l’objection de conscience, même au travail, lorsque ce qui lui est demandé viole la loi divine ? Si notre Foi n’était fondée que sur l’obéissance, les Martyrs n’auraient même pas eu à affronter les tourments auxquels la loi civile les condamnait : il aurait suffi d’obéir et de brûler un grain d’encens devant la statue de l’Empereur.Nous ne sommes pas encore, du moins en Italie, confrontés au choix crucial entre la vie et la mort ; mais on nous demande de choisir entre le devoir d’honorer Dieu et de l’adorer, et l’obéissance aux diktats des soi-disant experts, mille fois contredits par l’évidence des faits.Je trouve paradoxal que dans cette tromperie, qui est désormais manifeste même pour les observateurs les plus modérés de ce qui se passe autour de nous, on impose au peuple de Dieu la tâche ingrate de devoir témoigner de sa propre Foi devant les loups, sans pouvoir avoir ses bergers à ses côtés. C’est pourquoi j’exhorte mes frères à reprendre fièrement leur rôle de guides, sans invoquer le prétexte du respect de normes illégitimes et déraisonnables. Je fais miennes les paroles de Mgr D’Ercole : « Nous n’avons pas besoin de faveurs de votre part : nous avons le droit de réclamer et ce droit doit être reconnu » !Certains pourraient penser que vos propos sont source de division à un moment où il est facile d’exaspérer les âmes déjà si éprouvées des citoyens.L’unité dans la foi et la charité se fonde sur le salut des âmes, et ne se fait pas à leur détriment : ni les « entretiens » de la CEI, ni les réunions papales souriantes avec le Premier ministre, à qui l’on a accordé une collaboration indulgente, révélatrice de connivence et de collaboration, ne suffisent. Proclamer la vérité est nécessairement « diviseur », car la vérité s’oppose à l’erreur, tout comme la lumière s’oppose à l’obscurité. Ainsi a dit le Seigneur : « Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais la division. » Lc. XII, 51.En admettant sans pour autant le reconnaître que le coronavirus soit si virulent et si mortel qu’il justifie la ségrégation d’un peuple entier, voire du monde entier, eh bien : les sacrements et la messe ne sont-ils pas justement refusés aujourd’hui qu’ils sont justement les plus nécessaires au salut éternel ?D’après tout ce que vous avez dit, Excellence, je crois saisir certaines de vos perplexités quant à la nature du coronavirus : est-ce mon impression ou croyez-vous – comme le disent de nombreux médecins – que quelqu’un a voulu profiter de la pandémie à d’autres fins ?Ce n’est pas ici le lieu pour exprimer mes réserves sur la soi-disant « pandémie » : je crois que des scientifiques faisant autorité ont pu démontrer ce qui se passe réellement, et ce que les masses croient, à l’inverse, grâce à un contrôle minutieux de l’information qui n’hésite pas à recourir à la censure pour faire taire les voix de la dissidence. Il me semble cependant évident que le COVID-19 a fourni une excellente occasion – voulue ou non, nous le saurons bientôt – d’imposer à la population une restriction de la liberté qui n’a rien de démocratique, ni encore moins de bon.Ce sont des preuves techniques de la dictature, où l’on programme le  « tracking » des personnes sous prétexte de santé et d’une hypothétique future résurgence du virus. On pense pouvoir imposer un régime tyrannique dans lequel des personnes qui n’ont été élues par qui que ce soit prétendent déterminer ce qui est légal et ce qui ne l’est pas, le traitement à imposer et la punition à infliger à ceux qui veulent y échapper. Plus grave encore, tout cela se passe avec le soutien d’une partie de la Hiérarchie : s’ils nous avaient raconté il y a quelques années, nous ne l’aurions pas cru.Une parole d’espoir, pour conclure ?Il y a toujours une raison d’espérer, dès lors qu’on a un regard surnaturel. Tout d’abord, cette épidémie a fait tomber de nombreux masques : ceux des pouvoirs réels, des lobbies internationaux qui brevètent un virus et s’apprêtent également à breveter le vaccin, tout en faisant pression pour qu’il soit imposé à tous, dans un conflit d’intérêts criant. Au moins, nous savons maintenant qui ils sont et à quoi ils ressemblent.Les masques de ceux qui se prêtent à cette farce sont également tombés, sonnant des alarmes injustifiées et semant la panique parmi la population, créant une crise non seulement sanitaire, mais aussi économique et politique aux dimensions mondiales. Ici aussi, nous savons qui ils sont et quel est leur plan.Enfin est tombé le masque de l’anonymat de tant de bonnes gens. Nous avons pris conscience de ce que tant de générosité, d’abnégation, de bonté sont toujours là, malgré tout. Médecins, infirmières, prêtres et bénévoles, certainement ; mais aussi de nombreuses personnes sans visage et sans nom qui aident leurs voisins, qui apportent du réconfort à ceux qui souffrent, qui se réveillent de la torpeur et commencent à comprendre ce qui se passe autour d’eux. C’est un réveil du Bien, dont le Seigneur est sans aucun doute l’auteur. C’est Lui qui gouverne le destin de l’Église et du monde, et Il ne permettra pas au Mal de prévaloir.N’oublions pas que – comme je l’ai rappelé récemment – Notre-Dame de Fatima a promis à Sœur Lucie qu’avant la fin des temps un Pape consacrerait la Russie à son Cœur Immaculé, et que ce geste d’obéissance serait suivi d’une période de paix. Remettons nous donc nous-mêmes, nos familles et notre chère Italie à la Très Sainte Vierge, sous son manteau, avec toute la confiance de notre foi en ses paroles.Mgr Vigano, nonce émérite au USA, parle du coronavirus.Courageuse protestation de Mgr VIGANOUn nouveau témoignage de Mgr Carlo VIGANO, accablant!

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